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dimanche 05 sep 2010

Commentaires

Venise

Curieux quand même, je réfléchis tellement à ça ces temps-ci, le ton, l'angle et la part de soi dans l'écriture fictive, mesure que l'on nomme maintenant autofiction.

Ma réflexion sur l'angle a été déclenché par un de tes statuts ! Bais oui. Ton cri de joie quand tu as trouvé l'angle. Cette rivière est venue rejoindre mon grand fleuve. Parce que je suis lasse d'avoir des émotions qui veulent se revêtir d'histoires, et qui m'habitent, et que je n'habite pas. Parce que je n'ai pas trouvé le ton. Et hier, j'ai verbalisé, mis des mots sur des réalités sans savoir où elles me mèneraient, à voix haute, devant Marc planté patiemment devant moi. Et ça a fait un trou dans ma brousse, et je suis entrée par là, et j'ai exploré. Et j'ai trouvé. Maintenant, si je n'entame pas un récit autofictif jouant la balle du vécu et de la fiction à tour de rôle, ne les échappant pas ou si je les échappe, à ramasser pour les relancer, comme une jongleuse, c'est que je serai paresseuse, voilà tout.

Si j'avais écrit plus jeune, j'aurais eu de la difficulté à écrire de l'autofiction. Parce que ma scission entre ce que je projette et ce que je suis était plus grande. Trop grande. Ça faisait un petit fossé à enjamber. C'est comme ça que je vois Kassandra, c'est toi, si tu arrivais à faire l'unité entre ce que tu es et ce que tu projettes. C'est la chose la plus difficile à faire au niveau relationnel à mon avis : arriver à projeter qui on est. C'est l'histoire d'apprentissage d'une vie, toujours à mon avis. Ceux qui y sont arrivés rapidement et aisément(pas moi, surtout pas moi, j'y travaille encore), eh bien, je les vois un peu comme des magiciens.

Très inspirants tes réflexions comme tu vois.
Réflexion. Dans tes miroirs, je me vois.

Catherine

Contente que ça t'inspire. Et je n'ai qu'une chose, si banale, à dire.

Écris.

Si je n'avais pas écrit un récit autofictif sans angle, sans corps, sans colle, sans colonne, un récit que j'ai arrêté à 35 pages parce que je m'auto-ennuyais, je n'aurais pas écrit la suite.

Quand on garde nos idées dans nos têtes elles nous semblent parfaites (chimères!) et on se sent juste incapable de les mettre en texte. C'est assez faux finalement. C'est comme quand t'as l'impression d'avoir une idée de génie en rêve et que quand tu te mets à y penser le matin ça ne tient pas la route.

Il n'y a que quand nos idées frappent la page qu'on peut commencer à savoir si elles seront une parole écrite cohérente et pertinente. À les travailler.

Venise

J'ai déjà fait des tentatives et je m'auto-ennuyais dès la cinquième page ! C'est ce que ça fait que d'avoir développé le muscle de la critique à outrance. Si on critique tous et pas soi, ça s'approche du nombrilisme.

Ce qui m'a aidé de l'atelier d'écriture que j'ai pris récemment avec un auteur de polar est son exposition des étapes. Quand tu écris ton flot, ne corrige pas. Tu y reviendras, ça serait comme se corriger en même temps qu'on parle. On finirait par rien dire.

Mais jusqu'à ma réflexion devant Marc, j'avais le désir d'écrire mais pas le motif. Être mu, dérangé, vouloir absolument dire, être étouffé par un message ou des personnages ou une histoire. On ne fait pas les choses juste pour les faire, parce qu'on aime l'activité d'écrire par exemple, ou pour le plaisir d'être lu et de faire partie d'un milieu. On écrit essentiellement pour le "message" dans son sens large. Je t'expose mon principe à moi, n'est-ce pas, c'est très personnel et à ce titre, je conçois qu'il y ait 36,000 autres raisons d'écrire que la mienne. Je voulais le sens à ce que je fais avant de me lancer dans cette exigeante entreprise qui va m'accaparer beaucoup. C'est la première fois, avant-hier, que j'ai entrevu une utilité (euh, pas folle de ce mot mais sur le coup c'est lui qui se présente) à ma démarche.

Catherine

Tu as raison, 36 000 raisons d'écrire et quelques-unes de plus peut-être. Mais moi je suis comme toi, tu le sais. Il faut un sens au-delà de la beauté du geste. D'ailleurs mes projets sont d'abord des thèmes, c'est essentiellement ce que j'explore ici.

J'ai écris sur le deuil, la culpabilité. Avec quelques pointes sur la question de la fidelité et sur celle de la vie sexuelle (bien que je sente que je devrai retourner là encore).

J'écris présentement sur la jachère et sur le miroir sans tain. La sexualité me rattrape.

Et j'ai dans mes tiroirs des thèmes importants qui attendent: l'amitié, la famille, l'insularité, les amours platoniques.

Souvent j'écris sur mon blogue: Un jour j'écrirai sur ceci et je mets quelques idées en ligne. Et voilà. Je plante des graines... et je m'observe.

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