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Commentaires

Madrilene

Très beau !

Je me permets de copier/coller un petit article paru dans le Monde, sur les conditions d'écécutions des condamnés à mort aux USA (ca fait frémir):
Aux Etats-Unis, les condamnés à mort sont parfois conscients au moment
de l'exécution
LE MONDE | 15.04.05 | 13h30 • Mis à jour le 15.04.05 | 13h30

Aux Etats-Unis, tous les condamnés à mort ne meurent pas anesthésiés.
C'est un constat médical à bien des égards dérangeant que publie, dans
son édition datée du 16 avril, l'hebdomadaire médical britannique The
Lancet. Ce travail est signé par un groupe de médecins américains
dirigés par Leonidas G. Koniaris, spécialiste de chirurgie
cancérologique et de soins palliatifs (Miller School of Medicine,
Université de Floride).

Les auteurs de cette publication ont analysé les données médicales et
toxicologiques consignées dans les dossiers des personnes exécutées
aux Etats-Unis par injection létale. Tout indique, selon ces médecins,
qu'une proportion importante de ces condamnés à mort pourraient ne pas
être totalement inconscients au moment de leur exécution, faute
d'avoir pu bénéficier d'une véritable anesthésie.

En pratique, les injections sont faites par des personnes qui ne sont
pas rompues aux techniques de l'anesthésie. Elles ne vérifient pas si
les substances anesthésiques ont pleinement fait leur effet avant
d'administrer le cocktail lytique, une association de thiopental, de
pancuronium et de chlorure de potassium qui a pour but de provoquer un
arrêt cardiaque.

Les analyses toxicologiques pratiquées après la mort des condamnés
révèlent ainsi que très souvent les concentrations sanguines des
produits anesthésiques au moment de la mort sont inférieures à celles
que l'on obtient chez les patients anesthésiés pour des interventions
chirurgicales. Selon les auteurs de la publication du Lancet, cette
situation a été observée dans 43 des 49 exécutions pratiquées en
Arizona, en Géorgie et en Caroline du Nord et du Sud. Dans 21 cas, les
concentrations sanguines étaient même "compatibles avec un état
conscient".

Le docteur Koniaris et ses collègues rappellent que l'association
médicale vétérinaire américaine et 19 Etats américains ­ dont le Texas
­ interdisent spécifiquement l'usage de produits paralysant les
muscles pour abattre des animaux afin de leur éviter les souffrances
qui en résulteraient.

Or l'analyse des pratiques en vigueur aux Etats-Unis montre que ces
précautions ne sont pas respectées quand il s'agit de donner la mort à
des êtres humains. Les auteurs de cette publication en concluent que
les conditions dans lesquelles on exécute les condamnés à mort aux
Etats-Unis "ne répondent même pas aux critères requis par les
vétérinaires pour tuer des animaux".

"Ce doit être une façon cruelle de mourir : éveillé, paralysé,
incapable de bouger, de respirer, alors que le potassium vous brûle
les veines", écrivent les responsables du Lancet dans leur éditorial.
Ils qualifient d'autre part d'"atrocité américaine" le fait
qu'outre-Atlantique des médecins participent à la mise à mort des
condamnés, cet "acte barbare". Depuis 1976, aux Etats-Unis, 959
condamnés à mort ont été exécutés.

Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 16.04.05


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