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15/06/2011

Commentaires

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Clap clap clap.

Envie légitime :)

Curieusement nous sommes quelques-unes en cette période et par ici (France / Belgique) (et d'âges différents, donc l'explication n'est pas là) à avoir à subir le non-désir d'hommes (hétéros, là n'est pas non plus l'explication) qui nous sont devenus proches comme si nous leur plaisions, pas seulement d'affinités électives mais également d'amour, seulement qui au moment où l'on s'approchait tout naturellement du bon ont décrété que non.
Alors des hommes désirants, on aimerait qu'il en reste (au moins un de temps en temps). Dans un sens il est rassurant de se dire qu'il existe un coin de planète où ils existent encore. Peut-être s'agit-il d'un syndrome d'épuisement propre à la vieille Europe ?

Au nom Gilda, ne te trompe pas, ce syndrome de l'homme ami existe aussi ici (et beaucoup!). C'est juste une autre histoire... ;)

PS : La chanson de Grand Corps Malade loin d'être dérangeante je la trouve au contraire d'une belle sincérité - et à ce qu'on en voit de l'extérieur - tellement juste.

Je la trouve belle aussi, vraiment. Ce qui me dérange c'est que j'y vois cette idée que le corps aurait une volonté propre. Ce qui ne me semble pas vrai. Mais la poésie n'a pas toujours à être vraie (bien que moi j'y réagisse sous l'angle qui me touche dans le cadre de la réflexion présente).

Je suis toujours un brin songeur quand l'analyse, puis le constat, "Reste à assumer vos contradictions, comme des grands garçons" se place innévitablement du côté des femmes, comme si c'était là la norme, le repère duquel tout point de vue objectif tirait ses origines. L'expérience m'a appris, a contrario, que bien des femmes portaient en elles cette pulsion du désir absolu, entendons par là ce désir magnifié qui fait abstraction d'une mise en contexte; cette nécessité toute relative de tenir compte de l'après, du genre: "Tu me baises, tu m'aimes?"

Ceci dit, je ne défends pas cette position, laquelle est toujours restée incompatible avec ma propre façon de voir les choses. Je remarque simplement qu'il arrive que le désir échappe à la formule "tout ça reste à 100% entre nos mains." Parfois, ça se passe un peu plus bas, et ce n'est pas nécessairement plus mauvais. Il n'y aurait donc pas là une contradiction fondamentale.

Un ami à moi, au mi-temps de l'âge, avait vu s'assécher le désir au point de détourner tout naturellement la tête quand une jeune femme enfourchait son vélo tout en dévoilant fugacement sa culotte. Il avait intellectualisé le désir tout au long de sa vie au point d'en étouffer toute expression, creusant sa perte, écrasant des fantasmes légitimes, lesquels auraient permis une mort moins absurde.

Je ne crois pas que mon texte nie l'existence du désir sans contexte chez les femmes, en tout cas ce n'était pas l'intention.

Mon point, c'est que oui, tout ça reste "100% entre nos mains". Ça peut être dans vos couilles ou dans mes hormones et dans nos mains quand même. Vos couilles (et mes hormones) ce n'est pas hors de vous. C'est vous.

Un désir pur certes... Un désir pur qui se finit par "Je ne savais plus vraiment ce que je faisais" ça ne m'intéresse plus. Un désir pur qui se termine en "Je voulais pas vraiment mais elle m'a montré sa culotte en montant sur son vélo" ça ne m'intéresse pas.

J'ai mes propres contradictions, mais quand je me réveille le matin en me demandant ce qui m'a pris la veille, je ne cherche pas le coupable de mes contradictions ailleurs que dans mon miroir. Je veux juste m'entourer de gens capables de dealer avec à ce niveau maturité. C'est tout.

Le désir est lié à l'imagination, l'imaginaire et l'imaginaire a cette faculté de partir dans toutes les directions, ou presque.

Souvent je me suis senti pitoyable de désir, si lourd que j'avais l'impression d'être vaincu... Ce désir n'était pas toujours lié à un monde affectif, mais il restait par définition lié à d'autres mondes intérieurs - fantasmes, histoires personnelles, bibittes, et toute cette production de pensées et de songes qui nous aliènent parfois - je crois que oui, l'ensemble de notre sexualité nous ressemble, comme l'ensemble de nos pensées, etc.

Mais qui ose vraiment regarder dans le miroir (c'est à cet instant précis où l'on se réveille)?

Bonne journée!

Merci de votre commentaire. Je le trouve très intpirant.

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