Par Marco
J’ai laissé les polars il y a plusieurs années pour me pencher sur d’autres types de romans. Ce n’était pas tellement par manque d’intérêt ou dégoût du genre, plutôt parce que j’étais blasé de la perpétuelle répétition du même pattern qui semble ne jamais s’user. Pas qu’il a fallu me forcer pour ouvrir le roman de Martin Michaud, mais presque.
J’ai retrouvé le même sentiment en lisant Il ne faut pas parler dans l’ascenseur. Je crois malheureusement que le genre ne me satisfait pas entièrement ; dommage, parce que la plume de Michaud est franche et efficace, et l’intrigue est, somme toute, satisfaisante. Le mystère plane rapidement. Les passages au je m’ont particulièrement plu, de même que la psychologie criminelle que l’auteur insère au détour des pages, qui est intéressante et aère un peu le récit.
L’histoire parallèle de Miles est un magnifique ajout et porte le mystère plus loin que les crimes eux-mêmes. Quelle brillante idée de l’auteur... C’est probablement cette enquête-là tout particulièrement qui m’a empêché de fermer prématurément le livre.
Les personnages sont bien dessinés, ne sont pas tombés dans le manichéisme (un défaut souvent reproché), même s’ils sont parfois, à mon avis, un peu caricaturaux (entre autres la ténacité de Simone pour son Miles). Certains personnages sont par contre mal utilisés comme tribune pour des opinions qui m’ont semblé parfois collées sans grand soin dans l’histoire.
Bien qu’à mon avis Il ne faut pas parler dans l’ascenseur ne soit pas le roman de l’année, je prendrai sans doute un grand plaisir à voir Michaud se plonger dans un autre genre. Si l’envie lui prend, les romans à suivre seront sans doute une redécouverte, parce qu’il a, à mon avis, toute la palette nécessaire pour en réaliser de grands.
Semblerait qu'on ait tous les deux été sauvés par l'histoire avec Miles. ^^
Rédigé par : www.facebook.com/profile.php?id=1351705734 | 16 avril 2010 à 10:21