En commençant La canicule des pauvres, on entre dans dix jours de chaleur intense, et en même temps dans un immeuble à logement ironiquement appelé Le Galant, où habitent une vingtaine de personnages particuliers, dont les destins vont s'entrecroiser dans des chapitres courts, incisifs, bien souvent efficaces.
Il y a là une voix. Un talent. Une façon de raconter. ll y a là tout un univers. Et une assurance dans l'écriture, que l'on remarque, qui nous pousse à revenir au récit, mais qui, parfois, frôle le prétentieux.
Cette succession de personnages (drogués, paumés, prostituée, pornographe, groupe de musique trash, tueuse à gage, etc.) m'a lassée : j'ai trouvé, au final, que certains se ressemblent beaucoup. À mon avis il y a quelques longueurs. Parfois, c'est trop : certaines scènes me semblent collées là pour provoquer. Je me dis que c'est peut-être, entre autres buts, le désir de l'auteur... et alors ça fonctionne. Car on sent bien l'humidité, le côté sale, trop chaud, dégoûtant, quoi, de la ville et des personnages. L'atmosphère est là. Elle est juste un peu trop lourde pour moi.
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