Jean-Simon DesRochers est né à Montréal en 1976. En 2001, il fait paraître le livre de poésie L'Obéissance impure (finaliste au Prix Émile-Nelligan, mention au prix Jacqueline-Déry-Mochon). En 2003, il récidive en poésie avec Parle seul qui, en plus de jouir d'un accueil critique exceptionnel, remporte le Prix Émile-Nelligan. De 2003 à 2005, il dirige la revue Dialogis où il publie plusieurs textes ainsi que le manifeste La déclaration d'ouverture. De 2005 à 2009, il se consacre à l'écriture de trois romans, dont La canicule des pauvres. Il est actuellement étudiant au doctorat en théorie de la création à l’UQÀM.
Durant dix jours, une canicule sans précédent frappe Montréal. Le smog persistant s’immisce dans la conversation, s’ajoute aux thèmes récurrents de l’argent et du sexe. Les nantis climatisent leur maison, les pauvres endurent le calvaire. Au Galant, une ancienne maison de passe transformée en immeuble locatif, la vague de chaleur déferle comme un tsunami. Dans le climat surchauffé des appartements sordides se célèbre l’étrange carnaval qu’est la métropole contemporaine.
Pour Zach le revendeur de drogue, Kaviak le pornographe, Sarah la tueuse à gages, Takao le bédéiste japonais, Lulu du groupe punk Claudette Abattage et une vingtaine d’autres personnages aussi tendres que cyniques, la vie dans ce monde trop jeune pour être vieux et trop usé pour être neuf, c’est la vie, sans mode d’emploi.
Dans cet imposant premier roman, Jean-Simon DesRochers réussit un tour de force : donner à lire une réalité aussi crue que drôle, un monde tellement vivant que sa décadence ne cesse de nous séduire.
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