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Correspondances

jeudi 29 mai 2008

Extrait correspondance

... peut-être les guillemets sont-ils la marque de l'ironie si la suspension est la marque de l'érotisme...

vendredi 09 mai 2008

Extraits correspondance - Polaroïd d'un instant maintenant

J'ai pas d'amis gais... Moi je me spécialise dans l'ami très hétérosexuel au sex-appeal dévorant qui a envie de coucher avec le 3/4 de la ville sauf moi. Je trouve ça way more challenging que de me spécialiser dans l'ami gai!

Moi je bois du rhum & coke, j'ai des nouveaux ch'feux, des nouveaux draps chocolats, un chandail vraiment trop top rouge et une veste blanche qui m'a coûtée la peau du cul mais qui était franchement trop cool pour que je résiste...

Le plus inquiétant quand on est en feu, c'est qu'on anticipe toujours de se brûler.

mardi 18 déc. 2007

Les recettes...

J'ai réalisé avec ébahissement que je ne vous avais jamais partagé mon hit du printemps dernier, soit le courriel parfait de la femme des années 2000 qui après quelques temps de drague et/ou de fréquentation, se retrouve devant un vis-à-vis qui fait le mort.

Je vous en prie mesdames, abusez-en...

Lire la suite "Les recettes..." »

dimanche 09 sept. 2007

Lettre sans pudeur à un passé qui vit ailleurs

Voilà. C'est fait. Tu es père. Toi aussi.

Quand tu m'as contacté il y a quelques mois, pour me le dire avant que la rumeur me heurte, je t'avais trouvé bien précautionneux. Et même un peu prétentieux de croire qu'après toutes ces années, et cet eau qui a coulé sous les ponts et dans nos yeux, je pourrais entretenir un quelconque regret de cette histoire, et une quelconque tristesse à te voir te reproduire ailleurs.

Pourtant ce soir je suis triste. De la tristesse en strates, comme des couches de passé qui pèle, comme les cicatrices enchevêtrées d'une grande brûlée. Je suis triste en me rappelant la tristesse que j'avais à rêver d'un enfant avec toi sachant non seulement que ça n'aurait pas lieu, mais sachant aussi que ce serait la pire des idées. Je suis triste à me souvenir de cette douleur que nous nous faisions, complaisants dans nos drames réciproques.

Je suis triste surtout de constater que toi tu es passé à autre chose, que tu t'es pardonné ce que je n'arrive toujours pas à digérer. Je ne suis pas triste de cet enfant qui n'est pas le mien, un enfant c'est toujours une bonne nouvelle. Elle sera la vôtre et je suis le plus sincèrement du monde heureuse pour vous trois.

Je suis triste seulement de constater que moi je n'avance pas. Les deux pieds encore dans cette même névrose, les années passent et je m'enfonce. Je n'ai jamais eu tes capacités d'auto-aveuglement et de déni. Je suis bougrement trop lucide pour entretenir la nostalgie que toi tu as de ce «nous» qui n'existe plus. Pour moi «nous» n'était qu'une déchirure permanente, et elle déchire encore, même si «nous» est mort.

Je suis triste de cette conviction éternelle que mon ventre n'aura jamais cette chance. Conviction qui, il me semble, se matérialise avec les ans qui passent. Tellement profondément ancrée en moi, je construis ma réalité autour de cet échec anticipé. Je suis triste de ça.

De ma peur d'être blessée qui me transforme en béton armé.
Pendant que ta candeur qui m'a si souvent fait enragée te permet de poser les pieds sur la plus belle des îles.

samedi 21 juil. 2007

Pour souligner avec le sourire ton anniversaire ma belle Mylbou

Cliquez ici pour télécharger le MP3

(Bénabar - Bon anniversaire)

dimanche 02 juil. 2006

Missive

Je ne sais plus parfois, comment orthographier mon amour pour te sortir de là. J'ai beau vouloir enterrer mes instincts de Mère Térésa, peut-être n'y a-t-il qu'un combat incontournable... Celui-là.

Tu as connu tes parents jusqu'à 55 ans. Ils t'ont suivi, m'ont vu grandir. J'aimerais savoir comment te dire que j'attends l'équivalent. Que je voudrais que tu tiennes mes enfants dans tes bras. Qu'ils aient l'âge de toujours se souvenir de toi.

Cesse de regarder les autres qui se meurent à leur façon. Cesse de chercher dans l'environnement ce qui t'empêche de bien te porter. Tout ça ne t'appartient qu'à toi. Il y a plus qu'une façon de lentement se laisser crever.

Ce n'est pas moi qui jugera le manque d'envie de vivre. Si tu ne vois plus, si c'est devenu terne depuis trop longtemps, si les seuls moments qui te font rire sont ceux qui nous rendent malheureux de te voir ainsi, alors que sera, sera. Mais s'il reste quelque part au fond un minimum d'envie d'être là pour fêter mes 40 ans. Pour rencontrer l'homme de ma vie. Pour me voir accoucher. S'il en reste un minimum de ça. Alors agis...

Pas en fuyant, pas en courant, pas en fêtant. Nous ne pouvons plus rien pour toi. Et pourtant tu ne pourras pas seul non plus. Alors agis... Nous serons-là. Mais moi je n'en peux plus d'assister impuissante à quelque chose qui ressemble à de la déchéance. Tout en toi sent le mal de vivre. Il y a une limite à se laisser couler sans agir. Une limite à se laisser couler dans un éclat de rire comme si c'était encore une charmante bêtise.

Je t'aime. Puisque c'est l'amour le plus réciproque que nous ayons l'un et l'autre, le plus universel, fais-le donc pour nous deux. Si TU n'est plus une raison suffisante pour agir, à tes yeux. Fais-le pour nous deux.

jeudi 15 juin 2006

Extrait correspondance

J'ai presque déjà peur du jour où mes grimaces ne le feront plus rire! Avoir un enfant dans sa vie est un truc douloureusement beau. Avoir le sien je pense que je n'ose pas y penser. Me semble que parfois ça doit faire mal à force d'aimer!

lundi 01 mai 2006

Bon anniversaire

Aujourd'hui, c'est ton anniversaire et tu attends un bébé pour tes bras. C'est fou ça.

Aujourd'hui je constate les chemins qui se font parfois en un an. Le tien sous-entendu, le chemin. Mais le mien aussi. Et que dire du nôtre.

Deux mauvais amis qui se rencontrent un soir de poésie quand ils n'allaient pas là pour ça. Comment quelqu'un qui se sent abandonnée au moindre regard détourné peut endurer quelqu'un qui oublie d'appeler? Et vice versa? Parce qu'on a un pas qui se ressemble, des silences qui se parlent et quelque part les mêmes longueurs d'ondes. Parce que chaque fois que j'ai gueulé tu as encaissé, mi-coupable, mi-affable, avant de répéter les mêmes excuses, la même déclaration d'amitié. Et un jour ça finit par rentrer... Les insécures, c'est comme les enfants, faut savoir répéter, fermement mais patiemment.

Merci monsieur d'être apparu dans ma vie au hasard d'une rencontre qui aujourd'hui n'attend plus le hasard pour se réinventer. Avec ton blond-roux, tes insécurités en forme de silence, les rires sonores et les rires discrets. Les heures à bitcher et le reste. Finalement à tenter de mettre des mots sur ce que nous sommes je me rends compte que les mots n'ont pas réponse à tout.

Oui, merci monsieur d'être près de moi. J'espère t'y voir encore longtemps. Et j'y crois pour une raison moins banale qu'il n'y paraît, moins courante qu'on le pense.

Nous sommes deux à avoir fait un choix en ce sens.

Je t'aime! Bon 37ième!

Cliquez ici pour télécharger le MP3

(Les tontons, La rue Kétanou/Album: Ouvert à double tour...)

Et la chanson pour le papa, mais aussi beaucoup pour le tonton ici et le tonton ici dont c'est l'anniversaire aussi. Et la tata ici dont j'ai malencontreusement skippé l'anniversaire, coincée dans une vie qui vraiment roule un peu trop vite pour moi ces jours-ci!

lundi 24 avr. 2006

Extrait correspondance - 1:10 du matin

Et je ne dors pas.

Et demain je travaille je crois.

Nouveau boulot.

Le cadran est à 5:45 ce qui est beaucoup trop tôt pour les gens normalement constitués. Une sainte horreur pour ceux qui ont dormi quatre heures.

J'ai mal à la tête déjà et on est même pas le soir qui suit la première journée de travail précédée d'une nuit d'insomnie. Demain, je vais être éclatée. Je ne suis pas nerveuse, je suis excitée!

Et tu me manques. Parce qu'on pourrait dire n'importe quoi en regardant le temps passé. Mais dire n'importe quoi seule, c'est moins chouette. Ça rappelle l'écho contre les parois du cœur. Ça rappelle le vide derrière les fous rires. Ça rappelle les cycles entêtés de la vie qui se cherche des béquilles pour mieux s'inventer.

Le plus difficile dans la solitude c'est toujours la nuit. Parce que personne vers qui se tourner juste pour soupirer.

Et regarde ce que je fais. Je me retourne et t'écris.

T'es ma dope à moi. Une de mes dopes à moi. J'ai trop besoin de substances diverses pour me détourner des néants existentiels (maudite intellectuelle) qui me rongent les neurones. Ta substance à toi c'était l'humour, l'arrogance, l'ambivalence. Y'a jamais personne qui m'aura remis à ma place aussi violemment.

Mais j'ai tellement vu passer comme ça des gens célibataires qui surfent sur ma vie pour mieux se réinventer ailleurs. Tous pareils et uniques en même temps. Ça fait mon affaire je pense, moi les racines ça m'étouffe. Les attaches ça m'angoisse. J'aime mieux les relations touch & go qui laissent d'étranges souvenirs et de grands espaces de nostalgie.

Je t'aime fort. J'en profite pour le dire pendant que j'y pense encore.

1:25 du matin. Je me lève dans quatre heures vingt minutes! Tout va bien.

dimanche 09 avr. 2006

Bon anniversaire Émilie

Où étions-nous il y a un an ?

Je me rappelle vaguement.

Les gens assis sur les divans
J’y étais, à demi, le cerveau ailleurs
Mais présente de cœur
Pour quelqu’une devenue une meilleure amie

Où étions-nous il y a si peu de temps ?

À des kilomètres de deviner la suite des événements
À gérer des problèmes d’appartement
Des études sans motivation
Un voyage à l’horizon
Un autre amour impossible…

Et où sommes-nous un an plus tard ?

Un directeur de thèse en moins
Un petit Rémi en plus

Et toujours célibataires
Moins solitaires que solidaires
Quelques coups de gueule
Quelques larmes
Et quelques incertitudes
Mais plus solidement appuyées
Contre notre mur d’amitié

Où étions-nous il y a sept ans ?
Je ne sais pas et ça ne m’intéresse pas

Je n’y retournerais jamais
Où serons-nous dans sept ans ?

Je ne sais pas, mais j’espère être avec toi

Sur nos chemins parallèles
À prendre la relève du pas qui tangue
Quand l’autre n’a plus la force d’avancer

À tendre la main quand rien ne va plus
Pour rire ou pour pleurer
À tendre la main aussi quand le plus beau survient

Être au moins deux pour danser