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lundi 25 oct 2010

Commentaires

Dalysq

Je n'ai entendu que des bons commentaires au sujet du livre mais je trouve très intéressant de recevoir un autre son de cloche de votre part. J'ai bien hâte de lire le livre pour décider de quel côté je penche. Or je déteste aussi les gourous, alors ça commence mal...

ClaudeL

Nous serions deux alors. Pour d'autres raisons puisque je n'ai pas lu son livre et je ne lirai pas. Après son passage à Tout le monde en parle, j'avais eu la curiosité de suivre son blogue quelques jours. Visiblement, elle maltraitait la langue française et ça m'irritait. Je lui ai écrit un commentaire à ce sujet. Elle m'a répondu que le langage "web était vivant et qu'elle se foutait des fautes" (sic). Je ne l'ai plus relue et ça ne me manque pas.

Catherine

@Dalysq: je suppose que ça dépend vraiment de ce qui nous intéresse. Pour ma part, je l'ai reçu comme une prêche et cela m'a agacé, d'autant plus que je n'aime pas trop les auteurs qui utilisent ce ton martelant.

Je pourrais faire un certain parallèle avec Michaeal Moore. Toujours d'accord avec lui, toujours mal à l'aise face à ces produits. Le procédé me donne des boutons.

Catherine

@ClaudeL: Je crois que nous sommes un peu plus que deux, ne vous inquiétez pas.

Ce que vous relatez ne m'étonne pas.

Quand Nathalie Petrowski avait accusé les blogueurs de faire dans l'autopromotion, je l'ai trouvée très sévère. En découvrant l'univers de Mme Blanc je comprends mieux la critique.

Michelle Blanc

Bin cou donc, on ne travaillera pas ensemble. Je m'en vais pleurer toute seule dans mon coin. snif snif...

ClaudeL

Que les blogueurs et blogueuses fassent de l'autopromotion, je n'ai rien contre. En réalité, il aurait fallu une plateforme pour les professionnels-journalistes-chroniqueurs et une autre pour les amateurs, monsieur et madame tout-le-monde qui écrivent pour le plaisir tout en cherchant une certaine visibilité.
Et madame Blanc: on ne peut pas plaire à tout le monde et en tout.

Daniel Rondeau

Excellent billet sur un excellent biais!

Nadia

Votre billet illustre bien un des aspects du Web et des médias sociaux qui m'intéresse particulièrement : en se révélant par ses écrits et ses goûts affichés sur les réseau, on s'associe à autrui par affinités électives. Nous devons convenir que vous en avez peu avec Michelle :-)

Cela dit, à mon avis, ce livre dont le but premier était de présenter les idées et la personnalité de la célèbre consultante, fait son boulot et plait à son public cible.

Au plaisir d'en discuter plus longuement avec vous.

Bast

Mme Blanc se prend pour Tirésias. Malheureusement elle n'est qu'une bacchante...

L'idée même de publier un livre (à l'ancienne, sur du papier et avec de l'encre, et tout, et tout) n'aurait même pas lui traverser l'esprit.

Catherine

@MichelleBlanc: si vous le dites.

@Daniel: merci!

@Nadia: Au plaisir d'en rediscuter. Je crois que j'ai voulu en dire trop dans ce billet, mais c'était un peu ma critique par rapport au titre. Il m'a semblé mal ciblé.

@Bast: Maybe.

Phil

J'aime bien les réflexions que tu amènes suite à ta lecture du livre. Beaucoup de questions pertinentes. Par contre Michelle Blanc te ferme maladroitement la porte au nez et passe à côté de ce qui aurait pu être un bon débat. Dommage.

Patrick

Quand j'ai vu l'énorme article, dans un quotidien de Québec, au sujet de la parution du livre de Michelle Blanc cette semaine, je me suis dit tout de suite : « Voilà le livre dont j'ai besoin pour aiguiser davantage mes connaissances des médias sociaux ». J'avais même l'intention de l'imposer en lecture de chevet à tous mes employés. Je dirige une boîte de communication à Québec. Mon équipe du département web m'avait déjà parlé des idées de Michelle Blanc et certains d'entre eux lui accorde une certaine crédibilité et lui vouent un certain respect. En revanche, bien qu'ils adhèrent à quelques préceptes de Michelle Blanc concernant l'enjeu des médias sociaux, ceux-ci ont été assez prudents pour aller lire quelques commentaires sur le web, dont le vôtre, avant de donner suite à ma demande de commander le livre pour moi. Je les en remercie, de même que vous même! Bien que je fasse partie des dinosaures qui préfèrent, pour s'instruire, la lecture sur papier que sur écran, je passerai mon tour cette fois et j'attendrai une nouvelle version à la hauteur de l'auteur...

LP

@Michelle Blanc

Je suis vraiment déçu de votre attitude face à ce billet. Je crois personnellement qu'il représente l'avis de plusieurs personnes qui n'ose pas vous dire ce qu'il pense vraiment. Être à votre place, je prendrais ces critiques de manière constructive dans l'optique d'offrir un meilleur produit à mes nombreux lecteurs.

Je le dis encore une fois, je suis vraiment déçu de votre attitude.

Noisette Sociale

Je savais déjà que je n'achèterais pas entre autres parce que ça ne me disait rien, parce que ça me semblait bâclé et parce que je ne veux pas encourager les antisyndicalistes notoires.

Très pertinente cette critique et rafraîchissante dans ce paysage de complaisance.

Ma mère était hipster

J'ai pris connaissance de votre blogue par le biais de Masse Critique. J'ai trouvé fort intéressant votre façon de questionner ce bouquin dans un texte très pertinent et bien écrit. Et j'avoue que je suis un peu surprise de la réaction de Madame Blanc sur ce blogue. Je suis étonnée de voir que quelqu'un qui donne des conseils sur le "comment agir" sur internet réagisse de façon aussi peu professionnelle. Pourquoi n'a-t-elle pas ouvert le débat comme le souligne si bien Phil? Je sais qu'elle n'a habituellement pas la langue dans sa poche mais dans ce cas, c'est simplement fermer la porte à toute discussion...

Christine Hernandez

C'est ma prochaine lecture et après t'avoir lu, Catherine, je comprends mieux le commentaire que tu me glissais dans l'oreille l'autre jour. Je vais tout de même me faire ma propre opinion. La réservation est faite à la biblio. et je l'acheterais peut-être ensuite, histoire que Nadia (mon ex.voisine) touche des droits d'auteurs ;-)

André Mondoux

Bonjour Madame Catherine.

J'ai lu votre billet avec intérêt. De toute évidence, votre instinct vous sert bien : les questions que vous soulevez sont en effet des plus pertinentes. Malgré leurs avantages, les médias dits sociaux sont bien des outils de notre temps : une plate-forme à l'hyperindividualisme (une société fondée sur le primat d'individus qui ne seraient redevables que d'eux-mêmes) faisant ainsi fi de toute influence du social (politique, idéologie, pouvoir socio-économique, etc.). Voilà d'où émergent les mythes des "beaux-frères" et de la société a-politique ; une société égotique où paradoxalement le lien social se résume non pas au politique (moi et toi devant NOUS entendre), mais à des pulsions comme en témoigne la réplique de Madame Blanc à votre commentaire : pas avec moi = contre moi. C'est la réduction de tous les rapports sociaux à l'égo : l'icone aime (ou pas) qu'un seul clic jouissif permet d'activer. Ainsi "émancipé" des grandes idéologies (le soi-disant débat pour "en finir" avec la dichotomie droite/gauche), l'individu peut bien monnayer ce qu'il veut, quand il veut : enfin, fini les contradictions! Je peux accepter/publiciser tout ce que je veux.

Et c'est bien de publicité qu'il s'agit ici : la logique marchande perméabilise tout le discours dominant du Web 2.0. Personne ne parle de l'impératif de production (faire circuler son message le plus possible, augmenter son nombre "d'amis", etc.) auquel se greffe la publicité et le ciblage marketing qui récupère toutes les injonctions de se livrer en ligne, car ce sont bien les tenants du discours publiciste - relations publiques/marketing - qui sont les hérauts du Web 2.0. En fait, nous sommes en présence d'une idéologie qui apparaît comme non-idéologique, c'est-à-dire technique. Derrière l'instrumentalisation (les OUTILS "sociaux"), se terre la politique, celle d'une logique marchande qui se pare des attributs de la simple gestion (le mode d'emploi/le "101" des choses) qui en fait reconduit la vieille idée du néolibéralisme : la politique du laisser-faire, la main invisible se faisant rétroaction. Voilèa pourquoi nous assistons au retour d’un naturalisme, soit la métaphore de la ruche et de la fourmilière autorégulées souvent invoquée par les gestionnaires auto-proclamé(e)s qui, de leur "connaissance" de l'outil, s'exportent en « experts » du social. Mais il ne peut s'agir que d'un discours vide, car leur social en est un épuré de tout rapport au politique et à l'idéologique. Fini les liens de pouvoir (la décentralisation semble en effet abolir toute forme de pouvoir...). C'est un social tout entier livré à une logique marchande. Il suffit simplement de se laisser aller en suivant le guide (Only one clic away !) Et surtout, ne pas poser de questions.

Si vous désirez poursuivre cette discussion, je vous invite à venir assister à un de mes cours à l'UQAM dont une séance imminente portera sur les médias dits sociaux (Facebook, Twitter et all.). Nous poserons des questions. Et les vôtres y seront les bienvenues.

Cordialement,
André Mondoux

P.S. Avec votre permission, j’aimerais distribuer une copie de votre billet à mes étudiant(e)s.

Catherine

Bonjour M. Mondoux,

je suis très pressée ces jours-ci ce qui m'empêche de vous répondre intelligemment. Par contre, soyez bien aise d'utiliser mon billet dans votre classe. Je vous répondrai plus longuement dans quelques jours.

Au plaisir,

Catherine

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