J'ai reçu quelques commentaires privés sur mon dernier texte, des questionnements aussi. Vous les connaissez, ce sont des questionnements récurrents dans l'univers du blogue...
Pourquoi s'exposer autant? Je n'ai pas de réponse à cela puisque la question ne fait pas particulièrement sens à mes oreilles. Je ne sais pas à quoi réfère ce "autant".
Mon blogue est un lieu d'incohérence. J'y traite de culture, j'y fais des coups de gueules, j'y vomi quelques émotions. Ça ne se veut jamais, en aucun cas, une oeuvre. Ce n'est pas dans la cohérence.
Cette semaine j'ai exploré plusieurs aspects autour de cette image que je trouve très forte du miroir sans tain (une femme sans tain). Ce qui m'intéresse surtout ici, c'est la notion de pattern. Nous avons tous des patterns, nous voulons tous en sortir, et nous avons tous du mal. C'est universel ça.
Souvent, on va entendre dans la pure tradition psychopop "C'est parce que t'aime ça dans le fond que tu retournes dans la même histoire". Tellement facile, tellement faux...
Je ne connais personne qui AIME son pattern. Je connais beaucoup de monde qui déteste son pattern sans pouvoir l'éviter. C'est là que c'est intéressant...
Ce que la récurrence du pattern nous apprend, c'est qu'il y a dans ce motif quelque chose qui résonne en nous, qui répond à un besoin inavoué et peut-être (probablement) malsain puisque ces patterns nous rendent malheureux.
Quand j'écris "Je m'aime abstente" c'est une façon pour moi de constater qu'inconsciemment je pose des gestes qui me ramènent toujours dans des rapports où je suis de l'autre côté du miroir sans tain. Spontanément, je cherche le lieu relationnel où JE est peu impliqué dans la relation, réceptacle de l'autre.
Est-ce que c'est trop s'exposer que d'en dire autant? Peut-être oui. Mais j'avoue que malgré ça je trouve que c'est intéressant...
Je m'aime absente, mais je me trouve intéressante! (Non mais...)
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