Je ne voudrais jamais oublier. Je ne voudrais jamais oublier pour pouvoir me nourrir à des souvenirs vrais quand vient le moment d'excaver la genèse de nos histoires.
Oui, je sais, pour quelqu'un qui ne croit en rien, qui sait les filtres, qui nie que quoi que ce soit puisse être radicalement vrai... Ce ne sera pas la première (ni la dernière, sans doute) de mes contradictions.
Je continue pourtant, à chercher les racines des subtiles douleurs que je ressens maintenant. Que s'est-il bien passé au départ? Par quelle étrange accumulation de hasards en sommes-nous rendus ici, maintenant, à souffrir encore comme des enfants?
En cherchant la source, j'oublie que tout ça n'est qu'un roman, un parmi d'autres. Un roman banal.
Un homme juste un peu manipulateur. Une femme juste un peu trop insécure. Une voix au téléphone, un peu d'alcool et quelques chassés-croisés.
Je ne ferai jamais de cinéma. Je n'aime que les trames sonores qui goûtent le bonbon. J'aurais trop honte d'avouer ça.
"Je n'aime que les trames sonores qui goûtent le bonbon". Ô, je ne l'oublierai pas celle-là !
Rédigé par : Venise | samedi 18 sep 2010 à 13:06