Un retour bref sur ce rêve de nombril de semaine.
"Je me suis toujours couchée plus tôt que mon père."
Cette phrase est, cela va de soi, cruciale.
Ça me fait dire que ce qu'il y a de plus fascinant, dans un pattern, c'est la profondeur de ses racines. Bien sûr, il vient de l'enfance, il vient de convictions primitives, trop tôt enregistrées et dont l'empreinte semble indélébile.
Ce qui est fascinant donc, c'est de constater que la connaissance ultérieure de ce qui motive ce pattern et la prise en conscience de données plus rationnelles qui l'éclairent autrement... ne changent rien.
On le comprend, on le (re)connaît, on le décortique. On le sait mais on semble n'y rien pouvoir.
C'est peut-être ça, l'échec de la psychanalyse. La connaissance et l'analyse ne sont pas toujours des facteurs de progrès bien qu'ils soient, sans aucun doute, des signes d'intelligence.
Cassandre n'est pas conne, elle se contente d'être seule...
Je suis psychologue (lacanienne), et je suis d'accord. La psy a ses limites; on ne peut pas changer grand chose, car au fond rien de dingue à proposer qui n'existe déjà, on n'est pas majax, ca sert à faire avec, et si possible au mieux. L'intérêt étant qu'une analyse aboutisse à la destitution du savoir psy (pas son rejet passionnel non plus), se tirer du refuge à la sortie du refuge psy, dire "bye".
Rédigé par : Rivette | dimanche 12 sep 2010 à 09:51