Contrairement au reste - à tout le reste - il n'y a rien d'intellectuel dans mon approche de la poésie. Je ne sais pas expliquer, argumenter, dire et dédire. Le défi d'un commentaire critique sur un recueil de poésie est si grand que je m'y suis presque jamais risquée (j'y viendrai bien vite... stay tuned...).
Ce que je réalise c'est que cette impossibilité de penser la poésie m'empêche aussi de considérer réellement d'en écrire. Puisque je n'arrive pas à m'entendre avec moi-même sur ce qui expliquerait la réussite d'un poème, je me sens incapable d'envisager une création qui serait la mienne.
J'en ai écrit bien sûr, mais l'idée de travailler, de meurtrir la chair des premiers balbutiements, reste abstraite. Comme si elle concernait une autre race, des gens qui auraient le feu sacré, qui parleraient une langue qui m'échappe.
Je trouve ça assez révélateur. On voit toute la control freak en moi. Il se dit quelque chose, quelque chose qui est nécessairement juste au moment où je le dis mais je ne peux pas envisager de laisser cette parole sortir.
Parce que je ne sais pas l'expliquer.
Mais les poèmes sont-ils vraiment toujours porteurs de sens, et non pas parfois interprétés?
Rédigé par : Maxime | jeudi 15 juil 2010 à 12:15
Ils sont, je pense, habituellement porteurs de sens. Probablement que le sens peut être interprété et en ce sens, multiple.
Rédigé par : Catherine | jeudi 15 juil 2010 à 13:16