Se frotter à Sophie Calle, c'est toujours osé poser la question de la douleur. L'universel le plus particulier.
Quelle a été votre plus grande douleur?
Je me revois dans ma cuisine lavalloise, baignée de soleil, un parquet jaune et bleu comme la Provence, comme l'été. Je me revois pendue après ma cousine, littéralement, noyée dans des larmes qui ne sortent pas, des sanglots qui semblent infinis devant le bonheur des uns qui n'aura jamais autant fait mon malheur à moi.
Ce que je prenais pour le dernier clou de mon cercueil n'était que le clou d'un spectacle. Je l'ai compris ce jour-là. J'ai compris que mes spectacles étaient piètres, convenus et sans envergure.
Et mes amours-téléromans se sont arrêtés là.
Il faut une fin à tout.
Et après, une fois que c'est fini, il faut apprendre à faire autrement.
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