Les événements des dernières semaines m'ont fait réaliser combien mon rapport aux sentiments est singulier. Même si pour moi, il ne saurait en être autrement.
Pour moi le sentiment n'existe pas en lui-même. Je ne le vois pas naître en moi, je ne l'accueille pas sans contexte. Je ne tombe pas amoureuse aussi facilement que d'autres juste parce que je ne colle pas cet étiquette au moindre tremblement.
Nous associons l'amour au manque. Comme si cela allait de soi. Tu t'approches, tu recules, tu me manques, donc je t'aime. CQFD. Comme si le manque, en soi, ne pouvait pas provoquer douleur au ventre, frissons, attente et plaisirs anticipés. Comme si le manque en lui-même ne suffisait pas à s'expliquer
Je m'intéresse moins aux fleurs qu'au terreau dans lequel elles éclosent. Moins au couleur des émotions qu'au contexte qui les bâtissent. Tu es venu, tu es parti. C'était entendu, c'était prévu. J'ai été surprise par l'ampleur des sentiments qui m'ont assiégée. J'ai été prise de cours par la profondeur du gouffre que ça ouvrait en moi. J'ai joué et je m'y suis prise la patte. Bon!
Mais devant mon obsession de toi, mes frissons, mon envie d'y noyer ma vie, pas une fois, pas une seule fois, pas une seconde, je me suis dit, ça y est, je suis amoureuse de lui. Il faudrait rien comprendre, rien connaître de moi et de mes cavités et de mes relents retords. Non, pas une fois.
Mais je me suis dit avec plus de tristesse encore, qu'il y avait en moi, maintenant, plus de manques que d'attentes. Et qu'au moindre coup de sonnette, je pourrais me noyer dans mon manque, fin prête.
Et ton désir d'avoir des enfants (référence: Facebook)... D'où ça vient?
Rédigé par: Vecteur | jeudi 02 juil 2009 à 09:40
Je vous raconte ça plus tard!
Rédigé par: Catherine | jeudi 02 juil 2009 à 09:44