Ils vivaient en-haut depuis plus longtemps que moi. Quand je suis arrivée ici leur fille avait 3 mois. Leur chien l'âge qu'elle m'a semblé toujours avoir. C'était des artistes. Je les aimais bien. J'entendais le chien galoper, leurs partys parfois dans la cuisine. J'ai aussi entendu la petite quand elle avait des terreurs nocturnes et je l'ai même entendu apprendre à marcher. En vieillissant elle avait des expressions drôles, une petite timidité charmante, et toujours des cheveux fins, comme une chinoise châtaine.
Ils se sont toujours sentis bien coupables de me marcher sur la tête. Moi pour être honnête, même les larmes nocturnes du bébé ne m'ont jamais dérangée. C'est un enfant quoi. Ça me tordait le ventre, j'avais mal pour elle. Mais de la colère non. On n'y peut rien quoi... personne...
Mais bon, ils se sentaient coupables quand même. Tellement qu'en cherchant quelqu'un pour les remplacer ils ont inscrit dans l'annonce qu'ils cherchaient quelqu'un de très calme... pour ne pas m'embêter davantage. Faut pas s'étonner que mon nouveau voisin soit venu s'excuser chaque fois qu'il martèle, polit, aspire ou autre...
Mais le plus dur, c'était les semaines de silence entre les deux occupants. Depuis samedi que mon nouveau voisin a pris place. Il a eu beau reclouer toutes les planches. Ça craque encore...
Ça me fait du bien de le savoir là. De l'entendre bouger. De l'imaginer vivre. On se sent moins seule malgré les évidences.
Ça craque encore...
Et moi je dis tant mieux.
Vraiment, mais vraiment à l'opposé nous deux! Je ne supporte plus les voisins!!
Rédigé par: Jules | mardi 26 août 2008 à 21:09
Tant mieux. That's where the ligth gets in, non?
Vive les craques!
Rédigé par: François | vendredi 29 août 2008 à 15:51