S'écouter écrire et laisser l'autre entendre
Dans les archives que je classe ces derniers jours, je tombe sur une série de lettres et de cartes de fête que j'ai écrites au cours des ans. Dans toute mon absence d'humilité, malgré le cérémonieux du style, je me dis que je suis probablement, pour plusieurs personnes qui ont croisé ma vie, l'auteure de la plus belle lettre qu'ils auront reçue.
Cérémonieuse certes, mais toujours intègre, et comme un miroir, préoccupée surtout à faire voir aux autres la beauté d'eux que j'ai dans les yeux.
J'ai aussi dit récemment, encore une fois sans grande humilité, que j'estime avoir souvent fait plus de bien aux hommes qui ont croisé ma vie que plusieurs des femmes qu'ils m'ont préférées.
Ces convictions ne sont pas toujours d'un grand réconfort quand au milieu de la jungle tu as l'impression de ne pas faire le poids (sans mauvais jeu de mots!). Elles ne sont d'aucun réconfort, pour être honnête, quand il ne nous reste comme soleil que l'artificiel d'un soir tempête.
Mais en plein jour, je me sens assez solide dans ma vie avec l'impression quotidienne de faire du bien. D'apporter de la profondeur à ceux qui la cherchent, de la légèreté à ceux qui se drainent eux-mêmes vers le fond, de l'ouverture aux renfermés et de l'écoute aux discrets. Du rire aussi, de l'esprit souvent. L'impression d'être pour plusieurs un port de confort.
(Je sais, je sais... mais retenez vos envies de me béatifier, ma conscience couve encore quelques indicibles péchés...)

Moi j'en ai reçue une lettre et je m'en souviens encore. Merci.
Rédigé par:Matador | le lundi 05 mai 2008 à 17:43
Salut toi! :)
Le pouvoir des mots est souvent bien plus utile aux autres qu'à soi-même, même quand ce pouvoir nous appartient.
Tu trouves pas?
R.
Rédigé par:Robin | le mercredi 07 mai 2008 à 18:26