My Photo

juillet 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

Miss Lapsus sur Biblioblog

Divers



  • Top Blogues


  • Catherine Voyer-Léger. Tous droits réservés.

« Le moment fondateur | Accueil | Miss Lapsus prépare sa soirée sur MSN »

lundi 12 mai 2008

Quelques réflexions d'une nuit où il vaudrait mieux dormir

Plus jeune je vivais tellement intensément des scènes «dans ma tête» qu'il m'arrivait de me dénoncer en faisant les gestes hors-propos dans la vraie vie, par exemple en saluant le vide... Je me suis quand même auto-frappée la tête tantôt en me projetant dans je ne sais quelle mise en scène abracadabrante.

Il n'est pas toujours reposant de naviguer de façon constante à la frontière de la santé mentale.

***

Grandmeres_1Katia Balkhodja a écrit «Ma grand-mère était comme on est tigresse, comme on est louve. Jamais trop loin de la colère.» Ça m'a rappelé celles qui sont parties et qui ne devaient pas. Bon bien sûr elles devaient parce que la vie est ainsi... mais elles ne devaient pas parce que dans l'absolu rester dans la mienne de vie devrait être obligatoire. Ne jamais quitter. La blonde il y a deux ans déjà, la brune il y a bien 10 ans. Mes grand-mères louves... une les dents dehors, l'autre les dents dedans!

(Paule-Andrée Lecompte et Marcelle Pariseau, avant qu'elles deviennent respectivement la mère de mon père et la mère de ma mère, Ile Verte, vers 1941?)

***

Je constate que je ne reçois jamais à souper parce que j'en fais vraiment trop un plat. Si je me rends à demain, après je devrai me rendre à samedi.

***

Katia Belkhodja a aussi écrit (je devrais dire entre autres écrit, parce qu'elle en a écrit des choses qu'il faudrait redire et relire):

Ce n'est pas vraiment de la tristesse, de la colère. Ce n'est même plus de l'exaspération. Ce n'est même plus le doute. C'est le froid qui s'installe, après. Tu grelottes.
Les couvertures, aussi, sont des arrache-coeur.
De coeurs, de corps, de collisions.

Et aussi...

Il n'y a jamais rien qu'on puisse faire face à la douleur des vieux parce qu'on ne peut même pas les appeler bébé. Ou leur dire le temps qui passe. Ils le savent déjà, eux, que ça ne passe pas.

Et encore...

On était deux hommes et une femme, et on est devenus un peu des adultes, ces êtres qui ne savent pas se parler. Qui ont oublié comment vivre. Un peu, mais juste assez pour le savoir.

Et une dernière...

Il y aura toujours un chapelet de prénoms qu'on t'attache autour du coeur et que tu ne sais jamais comment désemmêler.

Faudrait la remercier pour tout ça...

***

Un chapelet de prénoms... Jean-Christophe, Nicolas, Mathieu, Nicolas, Sébastien, Libero, David, Richard, Jean-François, Félix-Antoine... J'en suis à 10 et je n'ai pas encore 13 ans. Je peux bien avoir l'impression d'étouffer parfois... Désemmêlez-moi ça!

Commentaires

Cette auteure est trop "space" pour moi, je ne sais lire entre les lignes et trop réfléchir me tracasse...

Poster un commentaire

Si vous avez un compte TypeKey ou TypePad, merci de vous identifier