Fleurissant au fond d'une paume le ruisseau des demains nouveaux. Une partie de la semaine je chante la beauté de vieillir en amitié. Il y a dans la rencontre quelque chose de magique à découvrir qu'il existait encore, à deux pas de toi, des gens avec tes valeurs, tes intérêts, tes bonheurs et tes fous rires. Des gens à deux pas que tu ne connaissais pas et que tu découvres maintenant. Et se dire avec étonnement qu'on avait pu vivre tout ce temps avant, sans savoir que ces gens étaient là.
Ce sont des petits miracles de tous les jours.
Au fond de la paume un ruisseau qu'à trop vouloir diguer j'étouffe sûrement. Et les peaux craquent. Et l'air manque.
À force de transparence, j'ai pilori la conversation avec des vérités trop crues qui donnent des crampes. À force de besoins, je me noie toujours dans le manque.
À force de me tromper je m'enracine dans une terre cuite baptisée culpabilité.

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