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juin 2007

samedi 30 juin 2007

Tranche de vie quotidienne

À la petite épicerie bio de mon quartier où je fais l'essentiel de mes achats, il y a deux messieurs. L'un qu'on aime, l'autre moins...

Tranche de soirée.

Moi: Je vais vous prendre deux triangles de baklava...
Le monsieur: Oui, d'accord, quelle sorte... ceux en rond ou ceux en triangles?
Moi: ...

Bon, ça c'est celui qu'on aime moins...

Surprise

Il serait faux de dire qu'il ne se passe vraiment rien dans ma vie. Entre quelques poussées de migraine, mardi, j'ai découvert une surprise dans ma boîte aux lettres.

Bon, cette chose qui était là - a-t-elle été livrée personnellement des mains de l'artiste? a-t-elle été postée? l'enquête ne le dit pas... le paquet est timbré mais ne semble pas avoir été estampillé - ... Cette chose donc, s'achète habituellement. Elle vaut 5$. Et bon, tout le monde sait que j'aurais les moyens de me payer cette chose, même en deux ou trois exemplaires. Tout le monde le sait, surtout l'artiste qui ne se gêne pas pour me rappeler dix fois par mois que je gagne plus que lui.

Alors pourquoi cette chose s'est retrouvée là? Pour me faire sentir coupable de ne pas m'être déplacée pour le lancement? Par gentillesse? Mais pourquoi? Gentillesse pourquoi? Rien n'est gratuit en ce bas monde et je ne mérite pas qu'on soit gentil avec moi de toute façon, et puis bon, entre vous et moi, quand t'es un artiste amateur, si tu donnes ton stock à toutes tes vulgaires connaissances, ben hein... Tu deviens un artiste amateur pauvre! Alors pourquoi? Hein? Je veux savoir! (Control freak à l'oeuvre)

J'ai écouté la chose avec une certaine émotion. Du type, tiens je le connais lui... Il faut dire que cette voix-là, dans les six derniers mois, je l'ai entendu craquer, gueuler, revendiquer, supplier, avoir peur, être contente, rire de moi, rire de moi, rire de moi et être émue parfois. Des fois on fait de belles rencontres au travail. Des fois, des gens comme ça que le vie est drôle de ne pas avoir mis sur notre chemin plus tôt.

Je n'ai toujours pas résolu le mystère de l'apparition de cette chose dans ma boîte aux lettres. Pas faute d'avoir cherché. Mais, je vous le donne en mille... le propriétaire de ladite chose n'a pas daigné rappeler depuis mardi ...  Il a dû avoir vent que c'était un prérequis pour rentrer dans ma vie!

vendredi 29 juin 2007

Début d'été

L'été s'installe, solitude comprise. C'est peut-être par simple esprit de contradiction que je fais de la saison festive mon moment d'enfermement. Je meuble le temps d'activités plus inutiles les unes que les autre et ça occupe de tendre façon, une impression de rien, à la fois chaude et languissante.

Personne ne me plaît vraiment, personne ne m'exaspère vraiment, je suis assise quelque part dans l'antichambre de la vie ou de l'émotion. Ou des deux. Est-ce seulement la même chose? Le téléphone sonne peu, l'écran meuble la solitude, mes nouvelles obsessions ne se content (comptent?) qu'en signe de piastre. Comme si je devenais matérialiste faute de mieux...

Mon tout nouveau pragmatisme m'empêche de me projeter dans des rêves affectifs qui ont pour moi l'allure de pays étrangers... si ce n'est inventés... Si on ne rêve pas d'amour, on rêve de quoi? Je ne suis pas assez carriériste pour me nourrir de ces préoccupations-là. En fait, j'ai en ces domaines le cul tellement béni que je me gave de suffisance. Aucun effort à fournir. Bright future! Et la terre que je cultive actuellement, je ne sais trop comment la faire fleurir plus. Le pécule ça pousse lentement...

Alors j'aligne des colonnes de chiffres pour m'occuper l'esprit. Monastique à ma façon.

À défaut de savoir rêver, je sais au moins compter.

Telle mère, telle fille

Merefille

Moi: ... pis là il a dit «On se rappelle...»... Comprendre que c'est moi qui va rappeler... Eux autres ils appellent jamais, rien à faire.
Maman: Ah non hein! Moi non plus les hommes ont jamais rappelé. On en conclut que les hommes rappellent pas!
Moi: NON! Y'en a qui rappellent. Mais pas ceux qui sont dans ma vie, ni dans la tienne... Et je doute que ce soit une coïncidence...

Cliquez ici pour télécharger le MP3

(Stephan Eicher - Le même nez)

jeudi 28 juin 2007

Après le feu... l'écran d'eau

Ecrandeau

Light my fire

Feu

mercredi 27 juin 2007

... les pieds dans l'eau...

Dos_petitefille_2

S comme dans Silence

Noyés sous des photos du port, peut-être me trouvez-vous silencieuse. Je vous rends mon oeil parce que mes mots disent des choses que vous avez lues cent fois déjà, des mots que j'ai promis de ne plus écrire ici. Dans tous les cas, aucun d'entre eux ne rend vraiment ce que je sens.

Chaque page de cette histoire a une couleur nouvelle. Pourtant c'est la même histoire que toutes les autres fois, mais c'est moi qui change je suppose. Le goût, l'odeur, la peine, le soulagement, l'avenir. Rien ne ressemble à mon mode de survie habituel.

Le seul constat, violent, c'est que j'ai l'impression de me relever d'une étrange brume, comme ces matins quand les rêves s'étirent de nombreuses heures. Je me sens ancrée dans ma vie réelle, incapable de rêver vraiment ou de la projeter ailleurs. Comme une crise aigue de pragmatisme...

Je ne sais pas encore si c'est la résignation ou la sagesse? S'il faut fêter ou s'inquiéter?

Et tenter de répondre à ces questions c'est vous faire subir la valse des textes pénibles et contradictoires. Entre temps, la lumière et les couleurs tiendront le dialogue.   

Cliquez ici pour télécharger le MP3

(Stephan Eicher - Silence)

mardi 26 juin 2007

Coucher sur le port

Soleileau

Clocher