Je trouve
que
Ottawa
aplusdatmosphèrequeMontréal
*Silence dans l'assistance*
Bon, ça dépend de ce qu'on entend par 'atmosphère'. Depuis que je suis déménagée à Ottawa, tout le monde me parle de night life (absence de).
*Silence respectueux*
MAISJENESORSJAMAIS! Personne ne m'a jamais parlé de nightlife à Montréal! Qu'est-ce qu'on s'en fout vraiment. On dirait que l'existence d'une pléthore de discothèques et de bars n'intéresse absolument aucun de mes amis... sauf quand il est question de quelqu'un qui déménage hors de Montréal. Soudain, l'idée qu'il y aurait moins d'endroits pour se défoncer le foie devient une menace à l'équilibre psychologique. En plus, à Ottawa, les bars ferment tôt! Et les gens te disent ça le plus sérieusement du monde comme si on n'était pas tous un peu mort de fatigue dès qu'il est minuit!
*Silence concentré, puisque je m'égare*
Non, je trouve qu'il y a quelque chose dans Ottawa de très inspirant. J'y situerais des polars par exemple. Le matin, tu pars travailler, et le marché By regorge de gens bien mis qui s'élance vers leur boulot correct. Ça s'active, ça fourmille (comme dans fourmis!). On dirait le générique d'un téléroman américain mettant en scène des avocas beaux gosses tous habillés sur leur 36. Mes amis qui trippent sur les gars cravatés qui se trempent le toupet dans le gel seraient aux petits oiseaux. Moi je me concentre sur la route!
Mais quand tu sors le soir, après souper, l'automne, la brume, l'humidité. Une épaisseur. Quelques restos, certains sont même fermés. Quand il se passe quelque chose, c'est derrière des portes closes et de l'extérieur les bâtisses de briques ont l'air de ne pas y toucher. Tout est calme et ça laisse une place aux bruits de la vie (qui ne sont pas nécessairement les bruits de la ville!). Au mystère aussi.
L'autre soir, sur Dalhousie, de la musique endiablée sortait d'un deuxième étage. Je ne voyais qu'un batteur dans les stries d'une fenêtre embuée. Je ne sais pas ce qui se tramait, mais manifestement il y avait là des gens qui s'amusaient. Et le Marché By était si silencieux, que même de mon coin de rue je pouvais écouter!
Il y a à Ottawa une épaisseur que la vitesse de Montréal ne permet pas, une dichotomie que la grandeur de Montréal épuise.
C'est la nouveauté bien sûr et peut-être que dans quelques mois Montréal me manquera. (Mais ce ne sera pas pour les bars, comptez sur moi!)
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