Renseignements



  • Top Blogues
  • Avertissement
    Veuillez noter que l'hôte du site et les administrateurs ne sont pas responsables des propos tenus par les auteurs, ni de la qualité de la langue
  • Pour participer
    Ce carnet est un site de création collective. Il regroupe les textes de plusieurs auteurs différents tous inspirés d'un thème commun. Le thème est mis en ligne dans la nuit de dimanche à lundi et la date de tombée est le dimanche suivant avant minuit (heure de Montréal). Pour tout renseignement, pour participer ou pour soumettre un thème pour les prochaines semaines:

    Écrivez-nous

Administrateurs

Blog powered by TypePad

Amour digital (Sarah Calas)

Aussi dissemblables que possibles, elle arabe et moi espagnole d'origine lointaine et française plus avant, elle dense et ronde, moi effilée les pieds maigres, mat et blanche, les yeux grands ouverts-aveugle, la peur du noir immense où je me tiens paisiblement. En cette dissemblance parfaite, nous étions complètement faites pour nous entendre : elle habitait parfaitement le creux de mon bras, si parfaitement que ses hanches venaient se loger au dessus du petit creux de ma hanche, lovées ainsi côte à côte on aurait dit le coeur brisé reunit comme deux lèvres qui s'embrassent, en dormant, l'épaule sous sa tête. Comment finirent ces deux personnes si faites pour s'entendre ?

Connaissez vous la paralysie amoureuse ? L'amour hante le corps, le corps de l'amour est une sorte de fantôme puissant, un oiseau qui reste quand la cage a finit par se dissoudre, un amour digital qui me fait lever le bras en pleine nuit, un grand cri lancé vers le ciel poignardé, hurlant de douleur réelle le souvenir enfuit de quand elle était là, à dormir une partie du jour encore, sur mon bras. Cette douleur si physique qui fut jadis une joie, c'est l'absence. Le nerf pincé, le cours du sommeil étranglé, alors le corps qui ne parle pas mais exprime tout muettement sait que l'absence est trop pesante  !

(merci à Mélie des "Enfants rouge" pour sa note sur la Paralysie d'amour  et à B. pour "une passion dans le désert")

Monstres (Sarah Calas)

Max maxi
Si tu existes
Monstres toi !

Il posa le doigt sur l'interrupteur (Sarah Calas)

Il posa son doigt sur l'interrupteur
Mais j'eus préféré qu'il le posât ailleurs

Lipogramme en TAS (Sarah Calas)

No lipo !
No lipo !!
couic olipo illico

Mémoire fragmentée (Sarah Calas)

Elle épluche un oeuf dur
Mémoire fragmentée

Le goût du métal (Sarah Calas)

"la bitte d'Amarrage
sur le vieux port
a le goût du métal"
Cahier apocryphe de Grisedélice

Delete (Sarah Calas)

Délie ne délie

Tout ce qui te touche

Même s'il se re-biffe

L'amour garde toujours la trace de ce qui a été effacé

Une nuit chaude à Tombouctou (Sarah Calas)

Cette nuit mon Tombouctou est plus ouvert que le tien

il y fait chaud à moins qu'elle ne pleuve

Parasites (Sarah Calas)

humiliation, jouissance, mépris, rouges tourments
il y a une scene d'enfance barbare :
quand la dame des poux rentrait dans la classe avec ses gants en caoutchouc
Et si pour nous, son métier était enfantinement abject, pourquoi ?
Nous devions grouiller autour d'elle comme autant de petits parasites
qu'elle appelait "mes chères petites têtes blondes"
Et qui aurait les cheveux rasés ?

La tour (Sarah Calas)

Adolescente elle s'enfermait dans la cahute des latrines
Et restait là tranquille
Comme s'il se serait agit d'une élection
Oisive jeunesse
Entre les deux tours
Incertitude
Et le temps n'est jamais venu...
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie
in Arthur memoriam