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    Ce carnet est un site de création collective. Il regroupe les textes de plusieurs auteurs différents tous inspirés d'un thème commun. Le thème est mis en ligne dans la nuit de dimanche à lundi et la date de tombée est le dimanche suivant avant minuit (heure de Montréal). Pour tout renseignement, pour participer ou pour soumettre un thème pour les prochaines semaines:

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Un petit bout de papier... (Myrrha)

Derrière le comptoir, je vois toujours ce petit bout de papier chiffonné dans la poche arrière de son jean…me demandant qu’est ce qu’il y a d’écrit sur ce papier.   Quand il arrive dans la place mon cœur se serre de joie, il faut dire que le mec est très craquant, belle démarche, beau sourire, des yeux à faire fondre, chevelure en bataille.  C’est toujours la même affaire, il vient vers moi chercher son eau de vie, me regarde sans dire un mot, (j’aimerais bien entendre le son de sa voix), me sourit et va s’asseoir et moi je ne peux m’empêcher de laisser glisser mon regard vers le bas de son dos pour voir le papier et pour m’en mettre plein la vue…que voulez-vous il a une paire de fesse très agréable à regarder!

Il passe des heures et des heures assis à la table à fixer le paysage, puis à écrire dans un carnet, sans doute des notes, ou des réflexions, j’avoue que ça m’intrigue…je me questionne souvent sur l’existence de ce papier dans la poche arrière de son jean…peut-être que sur ce papier, il y a une lettre d’amour enflammée, un numéro de téléphone, une vieille facture, une adresse…je suis trop gênée pour l’aborder, ayant peur de passer pour une fille qui ne se mêle pas de ses affaires.  Je devrais continuer à mener ma vie sans me préoccuper de ce mec au papier chiffonné, lui servir son verre et le laisser admirer le paysage.  Je ne sais pourquoi mais il y a cette impulsion en moi qui me force à fixer ce petit bout de papier.  Je me connais et je sais qu’un de ces quatre, je vais faire une folle de moi et l’aborder.  Quelques temps filent et un soir au last call je me décide à l’aborder, les jambes tremblantes je m’approche de lui en lui demandant si je peux m’asseoir, d’abord il me regarde un peu surpris avec une étincelle dans les yeux, et me lâche un sourire en me disant de sa voix chaude, «oui, vas-y»…ça commence plutôt bien…nous commençons à discuter et la conversation prend une tournure assez suggestive, j’ai compris assez vite ce qu’il voulait, et lui comme moi en avions très envie…je pars avec lui sans me poser de questions, passe la nuit dans ses draps à me laisser bercer par son corps magnifique, c’est sublime!  Il dort comme un bébé, tout souriant et prise d’une envie folle, je me lève et part à la recherche de son jean, je le trouve et voit enfin le papier à la portée de ma main…j’ai un peu peur qu’il se réveille et prend enfin le papier entre mes doigts, le déchiffonne, mon cœur s’arrête pour voir que c’est un portrait de moi derrière le bar, avec une phrase écrite en dessous… «comment faire pour approcher cette femme assise derrière le bar qui me regarde sans cesse et qui me plaît», j’ai vite compris que par la fenêtre il a dû faire mon portrait, «paysage» et c’est rendu compte que je l’observais.  C’est plus fort que moi, je ris doucement en me disant que j’ai résolu l’histoire du petit bout de papier chiffonné dans la poche arrière de son jean et qu’en retournant m’étendre contre lui que j’ai contribué à ce que tous les deux on passe des moments sublimes.

Le carnet de l'auteure

Il n'aurait pas dû (Myrrha)

Il m’a laissé croire
Que jamais il ne le ferait
Trop tourmenté
Par ses démons, ses noirceurs
Qui aspiraient sa vie
Petit à petit
Il n’a pas tenu le coup
Devant les contrecoup
De l’enfer
Il a fait son coup d’état
Je suis restée sans voix
Pourquoi s’enlever la vie
Il n’aurait pas dû

Le carnet de l'auteure

Poisson d'avril (Myrrha)

Je pèse mes mots, j’ai peur de prononcer le mot ou la phrase qui le fera sans doute sortir de ses gonds, encore une fois!  Il pourrait bien me faire une faveur pour une fois et me laisser en paix, me donner le temps de me refaire l’âme.  Et bien non, je suis son défoulement, son Aurore.  J’ai peur à chaque fois qu’il me brise encore plus, que je ne puisse pas avoir la force de me relever pour marcher la tête encore plus basse.  J’ai honte de me laisser traiter de la sorte, la peur me manipule, en fait la peur c’est lui en personne.  Lors des douces périodes, j’y crois encore, pourquoi? je ne sais pas, mais je crois de toute mes forces que la noirceur ne m’habitera plus.  Sauf qu’en ce premier, j’ai cru une minute que c’était un poisson d’avril qu’il me préparait, je n’ai jamais vu venir le coup!

Le carnet de l'auteure