Renseignements



  • Top Blogues
  • Avertissement
    Veuillez noter que l'hôte du site et les administrateurs ne sont pas responsables des propos tenus par les auteurs, ni de la qualité de la langue
  • Pour participer
    Ce carnet est un site de création collective. Il regroupe les textes de plusieurs auteurs différents tous inspirés d'un thème commun. Le thème est mis en ligne dans la nuit de dimanche à lundi et la date de tombée est le dimanche suivant avant minuit (heure de Montréal). Pour tout renseignement, pour participer ou pour soumettre un thème pour les prochaines semaines:

    Écrivez-nous

Administrateurs

Blog powered by TypePad

Monstres (La souris)

Ils t’ont élevé comme ça : «Peu importe ce qu’il arrive, tu dois toujours rester fière et sécher tes larmes. Tu dois faire ce qu’on te dit. Sans broncher. Obéis car de toute façon, rien de ce que tu feras pas toi-même ne sera assez bon. Ta seule qualité, c’est d’être jolie.  Ce sera ta seule façon d’accrocher un homme. Donc, sois belle et tais-toi!»

Tu te retrouves donc aujourd’hui, à pleurer devant ton miroir. Tu vois ton corps qui change. De fines ridules commencent à décorer tes yeux.

Tu pleures, parce que tu crois que le jour où tu ne seras plus belle… tu ne seras plus bonne à rien.

Ces montres ont réussi à t’en convaincre.

Le carnet de l'auteure

Il posa son doigt sur l'interrupteur (La souris)

Il posa son doigt sur l’interrupteur. En un clin d’œil, la pièce fut plongée dans l’obscurité. À travers la fenêtre, la pleine lune émettait à elle seule juste assez le lumière pour me permettre de voir son ombre me rejoindre sur le lit.

Saisissant mes hanches, il m’attira contre lui brutalement. À l’instant même, je sentis l’ampleur de son désir se heurter contre mon Mont de Vénus. Jamais il n’avait démontré aussi sauvagement son envie de moi, si bien que dans l’obscurité, j’aurais pu croire que l’homme qui me touchait était un parfait étranger.

Impatient, il déchira la fine blouse qui recouvrait ma poitrine avant de s’emparer de mes petits seins qui pointaient fièrement vers lui. Une seconde plus tard, je sentis sa langue titiller mes mamelons durcis et ses doigts fouiller ma culotte.

La noirceur qui régnait dans la chambre m’enleva toute inhibition. D’un geste brusque, je défis sa ceinture pour prendre possession de son sexe, que  j’enfilai dans ma bouche afin de le torturer pendant plusieurs minutes jusqu’à ce que jaillisse enfin le lait parfumé, dont je laissai couler au fond de ma gorge la première giclée, avant de faire glisser sur ma poitrine frémissante le fruit des autres jets.

Encore haletant, il étira son bras afin de rallumer la lumière. Ses yeux surpris rencontrèrent mes yeux malicieux.

-Cibole, t’es donc ben «horny» à soir!?!

-Ça m’arrive…

Le carnet de l'auteure

Mémoire fragmentée (La souris)

Mémoire fragmentée, pleine de passages oubliés. Des morceaux manquants d’une vie manquée.

Dans ces tiroirs fermés, des souvenirs de jouets écrasés. Une voiture dans le fossé. Une enfant qu’on isole dans un village éloigné. Des ponts involontairement coupés. Des besoins ignorés. Un petit dos courbé. Des membres ecchymosés.

Une enfance brisée.

Le carnet de l'auteure

Carnet de doute (La souris)

Je marche vers mon destin à grand pas, avec cet espoir que quelque chose d'extraordinaire m'attends au bout de celui-ci.

Puis, une aire d'attente, une oasis me prend au ventre, et monte en moi un désir puissant de posséder cet espace charnel. Comme la soif, cette pulsion me torture, m'arrache les entrailles et la raison. Je n'arrive plus à penser, sauf à une chose, joindre son destin au mien, ne serait-ce que pour l'espace d'une nuit.

C'est là que m'assaille le doute. Je crains de m'enfoncer dans les sables mouvants ou encore, de vouloir habiter ce lieu paradisiaque pour toujours... mais la faim me tenaille et je sens que j'ai besoin de me nourrir de ce corps pour pouvoir continuer à avancer.

J'en ai envie. Je le désire tellement... Je me perds déjà dans son regard...

Le carnet de l'auteure

Il n'aurait pas dû (La Souris)

C’était plus fort que moi… Quand je les ai surpris tous les deux, j’ai carrément pété les plombs !

J’ai gravé un jeu de tic-tac-toe dans la figure de la demoiselle à l’aide d’un couteau. Je lui ai terminé ça avec une belle « job de body ».

Si elle est encore vivante, chose certaine, elle ne sera plus jamais belle !

Et j’ai crevé les yeux de mon amour… après lui avoir disséqué le cerveau d’en bas. J’ai failli avoir un orgasme spontané quand je l’ai entendu hurler de douleur.

« Qu’est-ce qui se passe, chéri ? D’habitude, tu aimes ça quand je m’amuse avec ton membre viril !»

Zut! Ça pisse le sang ce truc-là... Mon chandail est complètement fichu et j’ai tâché la moquette…

C’est sa faute. Il disait qu’il m’aimait… mais il a été infidèle.

Il n’aurait pas dû.

Le carnet de l'auteure

Poisson d'avril (La souris)

Aujourd'hui, c'est le premier jour d'avril. Les trois-cent-soixante-quatre d'avant furent pavés de larmes et de douleur.

J’ai dû faire face à la fatalité. J’ai subit les revers de la jalousie. J’ai connu un rêve qui s’est changé en cauchemar. J’ai fait un paquet d’erreurs involontaires qui m’ont coûté cher. J’ai souffert d’un manque de respect difficile à supporter. J’ai développé une rancune inguérissable. Et j’ai rencontré la peur.

Je vous en supplie... Soyez gentils, dîtes-moi que la dernière année n’était qu’un « Poisson d’Avril », qu'une énorme blague de mauvais goût. Un canular... Ha! Ha! Ha!

Je vais hocher la tête, rire jaune… et pousser un grand soupir de soulagement.

Le carnet de l'auteure

Déjà un trou (La souris)

Escapade Nocturne

«Déjà un trou, pourtant il était neuf ! »

J’étais tranquillement assise au bar lorsqu’il est entré. Je savais qu’il était engagé dans une relation depuis cinq ans mais… c’était plus fort que moi, je l’avais toujours désiré.

Il était de ces adonis que l’on regarde de loin, et que l’on ose à peine approcher de peur que nos gestes ne dépassent la bienséance… Combien de fois ai-je retenu mes mains pour ne pas qu’elles se glissent dans son pantalon, chaque fois qu’il me faisait un câlin ? Je ne les compte plus. Seuls mes yeux avaient le champs libre et chaque fois que le beau mâle se détournait, ils visitaient du regard la délicieuse courbure au bas de son dos…

Lire la suite "Déjà un trou (La souris)" »

Renaissance (La souris)

J’ai trop pleuré déjà. Il est temps de ravaler mes sanglots et essuyer mes larmes. Je ne méritais pas de souffrir autant. Tu ne me méritais pas. Je t’aimais trop et je ne m’aimais pas assez.

Maintenant, il faut que tu meures pour que je renaisse.

Je dois apprendre à marcher, à me tenir droit, à me connaître,à m’apprivoiser, à m'affronter et m’accepter. Plus encore; apprendre à m’aimer.

Puis, rouvrir mes yeux, mes bras. Prendre un sourire et le garder. Laisser quelqu’un d’autre me charmer. Lui offrir mon cœur, pour apprendre à aimer.

Aujourd’hui, je m’offre ce que tu ne m’as jamais donné: une deuxième chance.

Le carnet de l'auteure

L'Être et le néant (La souris)

J’ai essayé d'être quelqu’un d’autre pour te plaire.
Mais ce n’était jamais assez, jamais assez bien pour toi.
Alors au fil des mois, j’ai perdu des parties de moi.

Mes yeux n'ont plus d'éclat.
Mes sourires se sont changé en larmes.
Mes espoirs sont devenus des déceptions.
De femme, je suis devenue enfant blessée.
J’étais papillon…je suis devenu larve.

Depuis que je t’ai rencontré, je n’existe plus.
Je ne suis plus une personne, je suis une coquille vide.
J’ai perdu mon âme…  je ne suis RIEN.

Avant, j’étais un univers.
Aujourd’hui, je suis NÉANT.

Le carnet de l'auteure

La fascination du pire (La souris)

C’était le 16 août 1999. La veille, celui que j’aimais en secret depuis près de trois ans était décédé dans un accident de voiture, entraînant avec lui une autre de nos amies.

Pendant des heures, nous sommes restées là, à contempler la carcasse de la voiture, qui avait été complètement démolie sous l’impact, et qui s’était enflammée quelques secondes plus tard.

Lire la suite "La fascination du pire (La souris)" »