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Dégoussailler (La lionne)

Cauchemar végétarien

(Il est rappelé*** que l’auteure est exclusivement carnivore)

Je suis trempée, étendue sur une planche de bois tâchée,
sans défense au milieu des courges,
des patates et d’un tas de légumes verts de peur
dont je ne connais pas le nom.
Soudain Sa gigantesque main velue s’approche… de moi.
Je ne peux pas bouger ; je ne peux pas réfléchir…
Suis-je moi aussi une cucurbitacée kaputt*?

« Et toi, la Ciboulette****, allez dégoussaille**-toi… A la poile et qu’ça saute !!!
Après ça … tu vas passer à la casserole !!! »

Au moment où Il va se saisir de moi, je me réveille en sueur…

*L’auteur voulait simplement dire « concombre » ; mais elle a été influencée par sa mère latiniste qui emploie couramment l’expression « tête de courge » en latin d’où la traduction approximative employée par sa fille indigne dans ce texte, qui se rapproche plus au final de « courge cassée ».
** L’auteure voulait simplement dire « retire tes pelures », mais elle a trouvé un synonyme plus recherché dans l’encyclopédie du
Coïtus Impromptus (publie par Laurence) en surfant sur l’Internet au lieu de vaquer à ses passionnantes obligations.
*** Un lecteur attentif a suggéré à l’éditeur de décoder un peu les textes de l’auteure. (Merci à WWF)
****Référence pénible au blog de l’auteure qui est complexée du ciboulot, on l’aura compris.

Il posa son doigt sur l'interrupteur (La lionne)

Il posa le doigt sur l’interrupteur.
Ou était-ce le détonateur
De sa vie que les gaz inodores de la banalité
Avaient sournoisement saturée ?

Toujours est-il qu’il le posa trop fort.
Une vague de feu anéantit son corps
Tandis que son âme un moment suspendue
Vola en éclats ; pluie de pensées crues.

De cette averse humaine finalement palpitante
Les retombées ultimes furent électro-choquantes:
Jadis il était né Ziggy, - enfant de la fantaisie;
Mais ce soir il expirait, dans leur moule en Black Tie.

Poussière d’étoile devenue cendre.