Renseignements



  • Top Blogues
  • Avertissement
    Veuillez noter que l'hôte du site et les administrateurs ne sont pas responsables des propos tenus par les auteurs, ni de la qualité de la langue
  • Pour participer
    Ce carnet est un site de création collective. Il regroupe les textes de plusieurs auteurs différents tous inspirés d'un thème commun. Le thème est mis en ligne dans la nuit de dimanche à lundi et la date de tombée est le dimanche suivant avant minuit (heure de Montréal). Pour tout renseignement, pour participer ou pour soumettre un thème pour les prochaines semaines:

    Écrivez-nous

Administrateurs

Blog powered by TypePad

Le conte de la sorcière chagrine (Anne Archet)

(Un conte de ma mère l'Archet pour tous les enfants sages de Coïtus Impromptus.)

Il y a de cela nombre d’années vivait dans une sombre forêt  une horrible et méchante sorcière nommée Cunégonde qui avait l’horrible et méchante habitude d’enlever les jeunes filles des villages avoisinants pour en faire ses esclaves domestiques. Ces malheureuses devaient ainsi, loin de leur famille, frotter et récurer du matin au soir, blanchir et nourrir la méchante et horrible sorcière pour qu’elle puisse ainsi avoir tout le loisir de planifier ses vilenies dirigées contre les paysans de la contrée.

Or, vint un jour où l’horrible et méchante sorcière perdit inexplicablement goût à la magie noire. Sans comprendre pourquoi, le nouage d’aiguillette et la dévastation des récoltes par des sauterelles cessaient de lui procurer du plaisir, ce qui la rendit chagrine et mélancolique. Même la transformation du bourgmestre en verrat couillu ne la fit que soupirer davantage. Prise d’une étrange langueur, elle pouvait rester des heures à contempler le fond de sa marmite, laissant même parfois la bave de crapaud coller au fond. Elle se mettait alors à pleurer sans raison, jusqu’à ce que ses larmes se mettent à slalomer entre les verrues poilues de son visage.

Évidemment, ses activités maléfiques en pâtirent rapidement. Elle cessa bientôt de surveiller systématiquement les agissements de ses captives soubrettes qui en profitèrent toutes pour jouer les filles de l’air l’une après l’autre. Après quelques jours, il ne resta dans l’antre de l’horrible et méchante mais chagrine sorcière Cunégonde que Blandine, la moins futée de ses boniches, qui attendait bêtement la permission de sa patronne pour se faire la malle. Mais pis encore, Cunégonde n’avait plus la force de perpétrer ses forfaits, si bien qu’il n’y eut finalement plus rien à manger. Un matin, elle ordonna donc à sa dernière servante :

Lire la suite "Le conte de la sorcière chagrine (Anne Archet)" »

Vive la mariée! (Anne Archet)

Dès qu’Annie se retrouva dûment mariée
En l’Église Notre-Dame-des-Constipés,
Elle troussa sa robe jusqu’à son nombril
Présenta son cul aux paroissiens ébahis
Pour que son amant devenu enfin légal
Accomplisse en public le devoir conjugal.

Le carnet de l'auteure

Alice au pays des miroirs (Anne Archet)

Alice2_1

Lire la suite "Alice au pays des miroirs (Anne Archet)" »