Ma Photo

mai 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

La recrue du mois

Divers



  • Top Blogues


  • Catherine Voyer-Léger. Tous droits réservés.

samedi 17 mai 2008

Quelques réflexions quant au journal du samedi matin

D'abord, la chronique de Gil Courtemanche sur l'opportunité de s'éloigner du Québec et du Canada pour pouvoir y réfléchir a quelque chose de dérangeant.

Grand bien fasse à M. Courtemanche s'il a l'opportunité de s'éloigner régulièrement pour réfléchir mieux, mais j'ai la non-humilité de croire que j'ai été capable d'arriver aux mêmes conclusions que lui sans bouger d'ici. On a quand même pas besoin d'un séjour à La Haye pour conclure que l'opposition libérale à Ottawa est une opposition fantoche!

Ce qui m'a surtout énervée c'est la référence à cet «endroit où les idées existent encore». Et que ça m'énerve cette dévotion à l'Europe des idées. Premièrement, les idées existent au Québec comme au Canada et aux États-Unis. Qu'elles ne soient pas ou peu relayées par les médias relèvent d'autres considérations, sociologiques certes et qui méritent attention.

Mais les intellectuels d'ici qui se pâment sur la vie intellectuelle de là-bas se sont-ils déjà demandés si leur connaissance intrinsèque du Québec leur fait voir des réalités d'ici qui leurs sont inaccessibles là-bas parce qu'ils sont de passage et fréquentent essentiellement les cercles intellectuels? J'étais en France en 2002 lors de l'horrible 2e tour opposant Le Pen et Chirac et je vous avoue que dans la commune de jeunes où j'évoluais, ça idéationnait pas très fort et ça se sentait pas mal coupable de ne pas avoir été inscrit sur la liste électorale. On écoutait Loft Story, de le musique américaine, se nourrissait au Kinder Surprise et au McDo (bien plus que mes amis d'ici!), on ne connaissait rien aux grandes idées de l'heure et on zappait devant les émissions d'affaires publiques où les intellectuels s'engueulent. D'ailleurs, lors d'une émission de Qui veut gagner des millions? j'étais la seule de la commune à savoir que Rousseau avait écrit Du contrat social. Donc basta hein...

***

Le Devoir répondait ce matin à l'invitation à rendre les armes des éditorialistes de Gesca à leurs «amis souverainistes». Notons la finale de l'éditorial de Bernard Descôteaux: «Déposer les armes est une expression qui a d'ailleurs un sens bien concret, celui de la reddition... à moins que tous ne le fassent. Disons «à nos amis fédéralistes» qu'il leur appartient de s'ouvrir aux préoccupations des souverainistes s'ils veulent que naisse un projet de société commun pour le Québec.»

Et je crois que Michel David est un de mes journalistes préférés. Pour la justesse de son propos souvent, mais surtout pour l'efficacité de sa plume et sa douce ironie. Entendez: «Le moment semble bien mal choisi pour rendre les armes, comme Alain Dubuc invite ses amis souverainistes à le faire. Remarquez, il y aura toujours des gens pour trouver que la soumission à la loi du plus fort est une preuve de discernement.»

***

Mon journal du samedi matin (voir le Devoir de philo avec Georges Lereoux) me fait dire à Gil Courtemanche que les idées existent encore au Québec. Pas tout le temps sur les sujets dont on voudrait parler et avec la répercussion qu'on souhaiterait leur donner. Mais elles existent... 

vendredi 16 mai 2008

L comme dans Légèreté

L'autre soir, malgré ce printemps qui n'en finit plus de cultiver le frais du fond de l'air, j'ai vu une famille avec de jeunes enfants sur le banc devant la crémerie. Le chocolat aux lèvres... et aux genoux, ça dégoulinait partout, de crème glacée et de cutitude.

J'ai trouvé ça beau. Toute cette vie. J'ai souri.

Je n'ai pas eu envie de manger de crème glacée.

Je n'ai même pas vraiment eu envie d'avoir des bébés.

C'est une zone de légèreté.
J'ai juste trouvé ça beau, toute cette vie et j'ai souri.

jeudi 15 mai 2008

Jour de recrue

Nous sommes le 15, c'est jour de Recrue. Rendez-vous sur La recrue du mois pour savoir ce que nous avons pensé de Petit guide pour orgueilleuse (légèrement!) repentante d'Annie L'Italien, un premier roman québécois.

Un extrait de mon commentaire: Ça fait autant de bien que la fois où tu te permets un McDo préférablement dans une ville étrangère pour être bien sûre de pas tomber sur une collègue de travail en sortant. Ça fait du bien, mais ça reste du fast-food.

Dans la même lignée, je vous promets d'ici quelques jours une histoire rigolote sur les livres coupables qui s'intitulera: Les oiseaux se cachent pour mourir... et parfois pour lire.

mercredi 14 mai 2008

Et vlan...

Y'a des gens comme ça, ils te connaissent pas vraiment et t'as l'impression qu'ils t'ont percée à jour.

Tu gères un mur de photos comme d'autres un porte-folio à la Bourse, je me doute que ça doit rarement être simple avec toi.

Qui ça? Moi?

mardi 13 mai 2008

Miss Lapsus prépare sa soirée sur MSN

Les prénoms des principaux protagonistes ont été enlevés parce que l'intimité... moi... vous savez...

Lui: Et on fera une orgie sous la douche!
Moi: Bah t'sé, j'ai un pain à pattes, ça va être serré à quatre!
Lui: Il doit être vieux!
Moi: Hein?

lundi 12 mai 2008

Quelques réflexions d'une nuit où il vaudrait mieux dormir

Plus jeune je vivais tellement intensément des scènes «dans ma tête» qu'il m'arrivait de me dénoncer en faisant les gestes hors-propos dans la vraie vie, par exemple en saluant le vide... Je me suis quand même auto-frappée la tête tantôt en me projetant dans je ne sais quelle mise en scène abracadabrante.

Il n'est pas toujours reposant de naviguer de façon constante à la frontière de la santé mentale.

***

Grandmeres_1Katia Balkhodja a écrit «Ma grand-mère était comme on est tigresse, comme on est louve. Jamais trop loin de la colère.» Ça m'a rappelé celles qui sont parties et qui ne devaient pas. Bon bien sûr elles devaient parce que la vie est ainsi... mais elles ne devaient pas parce que dans l'absolu rester dans la mienne de vie devrait être obligatoire. Ne jamais quitter. La blonde il y a deux ans déjà, la brune il y a bien 10 ans. Mes grand-mères louves... une les dents dehors, l'autre les dents dedans!

(Paule-Andrée Lecompte et Marcelle Pariseau, avant qu'elles deviennent respectivement la mère de mon père et la mère de ma mère, Ile Verte, vers 1941?)

***

Je constate que je ne reçois jamais à souper parce que j'en fais vraiment trop un plat. Si je me rends à demain, après je devrai me rendre à samedi.

***

Katia Belkhodja a aussi écrit (je devrais dire entre autres écrit, parce qu'elle en a écrit des choses qu'il faudrait redire et relire):

Ce n'est pas vraiment de la tristesse, de la colère. Ce n'est même plus de l'exaspération. Ce n'est même plus le doute. C'est le froid qui s'installe, après. Tu grelottes.
Les couvertures, aussi, sont des arrache-coeur.
De coeurs, de corps, de collisions.

Et aussi...

Il n'y a jamais rien qu'on puisse faire face à la douleur des vieux parce qu'on ne peut même pas les appeler bébé. Ou leur dire le temps qui passe. Ils le savent déjà, eux, que ça ne passe pas.

Et encore...

On était deux hommes et une femme, et on est devenus un peu des adultes, ces êtres qui ne savent pas se parler. Qui ont oublié comment vivre. Un peu, mais juste assez pour le savoir.

Et une dernière...

Il y aura toujours un chapelet de prénoms qu'on t'attache autour du coeur et que tu ne sais jamais comment désemmêler.

Faudrait la remercier pour tout ça...

***

Un chapelet de prénoms... Jean-Christophe, Nicolas, Mathieu, Nicolas, Sébastien, Libero, David, Richard, Jean-François, Félix-Antoine... J'en suis à 10 et je n'ai pas encore 13 ans. Je peux bien avoir l'impression d'étouffer parfois... Désemmêlez-moi ça!

dimanche 11 mai 2008

Le moment fondateur

Avertissement: cette tranche de psychanalyse vous est gratuitement offerte par 4 ans de thérapie intensive... pas si gratuite que ça finalement!

J'ai cru que le moment fondateur de cette histoire mille fois vécue était ce soir d'automne 1998 au St-Hubert de Ste-Thérèse. Jamais quart de poulet n'aura resté si intact dans mon assiette. Pourquoi après des mois de dévotion manifeste mais silencieuse j'avais décidé ce soir-là de mettre des mots et des questions sur mes sentiments? Je ne sais plus, mais je l'ai fait, nausées en sus. Dans l'hésitation de ses mots qui ne voulaient faire mal mais ne pouvaient autrement j'ai senti la lame qui perçait mes peurs; dans son regard j'ai vu l'ampleur des regrets. Regrets de m'avoir fait souffrir bien sûr, d'en remettre ce soir-là, mais un certain regret aussi de ne pas pouvoir répondre à ça, la pureté de mon amour. Tu pourrais être la femme de ma vie mais ne tu ne m'attires pas...

Longtemps je me suis bercée dans l'idée que c'était une question d'âge. Mes amours d'enseignants, adolescente en mon temps, n'étaient probablement qu'une façon de consolider l'idée que pour les gens plus âgés le physique importait moins. Il a fallu bien des années plus tard qu'un homme de bien plus de 40 ans, accoudé sur un bar, me souligne avec tout le mépris inclus dans la tache, la tare de mon poids pour que je comprenne que l'âge n'avait rien à faire avec ça.

Lire la suite "Le moment fondateur" »

samedi 10 mai 2008

Parlons bonnes (ou non!) chansons

Je ne sais plus qui m'apprenait que les New Kids on the Block reprennent du service. Ayoye. J'ai 11 ans soudain et je frenche mon poster de Jordan Knight. Je n'ai pas pu faire autrement qu'aller vérifier si, comme je le croyais, chaque premières notes (de clavier poche!) allaient me propulser dans mon enfance et mes premiers émois. Yes sir!

Il est évident que lorsqu'on regarde un truc tel l'extrait qui suit, qu'on se rapelle qu'il s'agissait définitivement de l'homme de ma vie, on comprend que mon biorythme amoureux soit un peu fucked up. On le serait à moins...

Dans un autre ordre d'idées, le dernier album d'Ariane Moffatt fait du bien par où il passe et goûte l'été. J'accroche particulièrement à Réverbère, il faut dire que ma vie est une série B et ça me va...

vendredi 09 mai 2008

Extraits correspondance - Polaroïd d'un instant maintenant

J'ai pas d'amis gais... Moi je me spécialise dans l'ami très hétérosexuel au sex-appeal dévorant qui a envie de coucher avec le 3/4 de la ville sauf moi. Je trouve ça way more challenging que de me spécialiser dans l'ami gai!

Moi je bois du rhum & coke, j'ai des nouveaux ch'feux, des nouveaux draps chocolats, un chandail vraiment trop top rouge et une veste blanche qui m'a coûtée la peau du cul mais qui était franchement trop cool pour que je résiste...

Le plus inquiétant quand on est en feu, c'est qu'on anticipe toujours de se brûler.

jeudi 08 mai 2008

Le crépuscule parle toujours d'automne, même au printemps

Faux_automne_2